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24 septembre, 2010

Biofotoquiz #3#

Classé sous Non classé — nostresmeses @ 16:15

Et voilà la troisième et dernière série du Biofotoquiz. La qualité des clichés est très variable mais certains valent tellement plus pour l’espèce à reconnaître que pour les talents des photographes, qu’on a décidé de les poster malgré tout!

Bon courage aux amateurs

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13 septembre, 2010

Grain de sel

Classé sous Non classé — nostresmeses @ 1:44

Je crois que j’aurais plein de façons de vous raconter le Salar… Mon côté Nicolas Hulot vous parlerait longtemps des paysages millénaires du Salar de Uyuni et du Sud Lipez. Je me perdrais facilement en superlatifs pour décrire ces immensités aux conditions extrêmes, jadis délaissées par l’homme. La diversité, la richesse, la verticalité, l’inventivité toujours renouvelée de la nature ne cesse d’étonner, de surprendre et d’émouvoir sur ses chemins. Et malgré le ton grave imposé par le climat froid, sec et intransigeant qui prédomine, la vie a su trouver quelques artistes pour y jouer sa partition. Lamas et vigognes paturent en petites grappes les rares plantes qui ont réalisées l’exploit, de pousser ici, et qui font office de liaisons entre les déserts qui innondent cette zone. On retrouve aussi les trois espèces de flamants roses d’Amérique du Sud, qui peuplent les lagunes du Sud Lipez. Lagunes qui présentent des nuances de couleurs époustouflantes, et qui si elles se réunissaient, pourraient tutoyer effrontément les plus beaux arcs-en-ciel.

Mon côté Yann Arthus-Bertrand commencerait par vous decrire l’arrivée sur la ville d’Uyuni, et les effets décoratifs de la croissance de sa fréquentation due au tourisme. Des déchets, non miraculeusement multipliés, dispersés par le vent aux alentours du lieu-dit, jusqu’à se joindre aux seules plantes sèches qui poussent dans le désert environnant, telles des guirlandes sur leur sapin. Mais cette fête là, c’est plutôt celle de la déchéance de la culture occidentale, de la consommation du produit préfabriqué. La messe est dite tous les jours de l’année et son échec se perçoit même avant de voir la ville se profiler à l’horizon. Ensuite je vous parlerais de la ville elle-même, dont certains murs se souviennent certainement des massacres ethniques qui ont eus lieu non loin d’ici pour l’exploitation du fameux sel du salar. Exploitation, mot qui serait d’ailleurs plus justement utilisé pour décrire les personnes qui continuent aujourd’hui à se tuer la santé en dressant les monticules de sel, première étape photo du tour touristique. Je parlerais bien sûr de la voiture, fabuleuse invention qui a permis à l’homme de coloniser sporadiquement ce milieu, afin d’en faire un haut lieu du tourisme. Sûr que si j’avais son matos photo et son hélico, il me serait possible de capturer quelques figures étranges dont les traits seraient dessinés par les nombreuses pistes créees pour permettre ce Dakar de la photo souvenir, et dont les partcipants ne cessent de croître depuis la quarantaine d’années que ce site est ouvert au tourisme.

Mon côté sarkozyste, royaliste, économiste bien que peu développé aurait tout de même une petite note positive à chantonner, pour séduire tout l’argent ainsi amené. Belle mine pour le pays en manque de richesse, et je ne vous parle pas du sel. Mais ce côté capitaliste laisserait la place à mon côté Che Guevara, qui commencerait par rappeler que le prix de cette excursion est prohibitif pour un Bolivien. Rares sont ceux qui détiennent le privilège de pouvoir visiter cette partie de leur pays. Le fait que la visite du Salar semble le monopole des touristes “blancs” qui profitent de leur passage, le plus souvent éclair, en Bolivie pour se rendre dans ce lieu magique, m’a laissé penser que l’histoire de la colonisation en Amérique n’est peut être pas totalement finie.

Enfin, mon côté marxiste s’interroge sur l’argent du tourisme. A qui profite le jackpot? Former la jeunesse pour diversifier les issues économiques futurw du pays afin qu’il gagne en indépendance semblerait logique et plus que salutaire. Mais si je me fie à cette gamine qui m’a vendu du PQ pour aller aux toilettes publiques ce lundi matin, il semblerait que ce ne soit pas la stratégie tout a fait employée.

Bolivie, suite…

Classé sous Non classé — nostresmeses @ 1:31

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C’est avec ces  “quatre salars” dans la tête qu’on a pris la route de Tarija, pour se changer les idées, voir autre chose de la Bolivie et la quitter sur une note un p eu plus gaie. Rien ne laissait présager ce qu’on allait y trouver sur cette piste serpentant les reliefs boliviens, de lacets en lacets plus aériens les uns que les autres. Tarija, ville aussi isolée que ses collègues. Et pourtant le contraste fut saisissant. Des routes goudronnées, des voitures, des ponchos qui laissent la place à des jeans et des chemisettes Ralph Lauren, des hotels qui affichent 4 étoiles, des places verdoyantes et entretenues… On y retrouve presque l’atmosphère des plus belles villes d’Argentine.

Les Chapacos, qui vivent ici, ont un grand sens de l’hospitalité et une réputation de fêtards.” Guide du routard 

Le soir même, dans un petit bar sympathique, alors qu’on sirote tranquillement nos deux bières sur le zinc, on se fait inviter à une table où l’on découvre l’autre face de la Bolivie; trentenaire, qui vote à droite, qui a effectivement la fête dans le sang, qui parle fièrement de capitalisme autant que de football! Un moment prolongé jusqu’au milieu de la nuit, arrosé, festif et chaleureux. Du baume au coeur… 

La Bolivie c’est aussi ses cantines géantes, des marchés ouverts sur plusieurs étages où s’alignent les micro-restaurants de 12m2, de 2 tables, autant de réchauds et un évier . Chaque mama derrière ses gaz prépare son plat du jour, unique ligne du menu bien sûr. Ici c’est la promiscuité, les bonnes odeurs, les couleurs, la chaleur. On a l’impression que toute la ville est ici à chaque repas tant ça grouille… Ca respire la solidarité et la cohésion sociale. On a su en profiter à plusieurs reprises pour autant d’instants authentiques. 

On repart finalement de Bolivie des images plein la tête, qui tiraillent un peu, qui s’affrontent surtout. On aurait aimé y rester plus longtemps, mais nous sommes attendus dans un parc national en Argentine pour travailer sur place comme volontaire, une quinzaine de jours. Autre paysage, autre décor, autre ambiance! 

12 septembre, 2010

Les petites rencontres du voyage

Classé sous Non classé — nostresmeses @ 0:28

Il y a les Eva, les Lalo, Les Alejandro et les autres rencontres qui nous ont touchées et qui ont déjà trouvées une place sur le blog, dans notre appareil-photo et dans notre mémoire…  Il y a aussi toutes les autres rencontres, de quelques minutes, quelques heures ou le temps d’un soir, tellement nombreuses qu’on ne pourrait pas les citer, et parfois moins profondes qu’on pourrait presque les oublier.

Pourtant elles sont là, pleines de gaieté comme la première guichetière du voyage, emplie d’entrain à l’idée de nous vendre deux tickets de bus, encline à jouer du crayon de papier pour combler par le dessin nos lacunes espagnoles,

Pleines de bonne volonté comme cette vacancière de Buenos Aires qui a donné à Toto sa première leçon de charango au milieu du terminal de bus de Salta,

Pleines d’attention comme cette mère de famille dans le bus, qui nous a remis dans le droit chemin, quand, au milieu de la nuit, nous allions nous arrêter dans un endroit qui ne correspondait pas à ce qu’on pensait trouver: un croisement à 80 km de la reserve de l’Ibera, sans aucun collectivos pour nous y amener et pas plus de « pueblos » où chercher l’hospitalité,

Pleines de spontanéité comme ce vendeur à la sauvette qui, sur une place de Jujuy, a posé un tango  sur les accords de guitare de Toto, tout en posant des autocollants Bosch sur une perceuse d’origine plutôt douteuse,

Pleines de toutes les substances chimiques qu’on peut tester, comme ce Colombien (Locombien pour les hispanophones) avec qui nous avons partagé une nuit sur les hauteurs de Jujuy illuminé, en discutant des endroits les plus bajatos et les plus festifs d’Amérique du Sud,

Pleines de musique comme cette soirée où la guitare tournait aussi vite que les bières dans ce bar typique et rustique de Yentil, où les cordes ont vacillé sur des rythmes argentins, brésiliens, français, polonais et autraliens,

Pleines de curiosité comme cette petite Gabriela qui nous a intercepté a chacun de nos passages à Villazón, et dont la source des questions sur la France paraissait intarissable,

Pleines de coca, d’incompréhension, de sincérité, d’alcool, de charme, de complicité, de sport (malheureusement pour Toto…) comme toutes ces autres rencontres dont on ne pourra faire une liste exhaustive. Le plus important c’est qu’elles rythment notre voyage et que chacune d’elle nous aura fait vivre un bon petit moment de vie partagée!

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